Le Barkhor, Lhassa

Ruelle dans le Barkhor

Avant d’aller dîner le guide nous entraîne dans les ruelles de la vieille ville, le Barkhor, tout au moins ce qu’il en reste car, si j’ai bien compris, la plus grande partie a été reconstruite « à l’ancienne », les rues élargies pour un meilleur  « contrôle » en cas d’émeute,  technique mise également en œuvre à Paris par le baron Haussmann. Ici aussi le quartier où les rues restent étroites et tortueuses, est encerclé par de larges  boulevards.

On y côtoie quelques touristes, pour la plus part chinois, et des autochtones, moines, enfants, vieillards avec leur moulin à prière et leur chapelet, le mâlâ au 108 grains (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A2l%C3%A2). Des boutiques proposent viande (qui circule en plein air sur de simple triporteurs),  beurre et fromage de yack (sucré) en petits cubes enfilés sur des ficelles, légumes et tout ce qui peut être utile à la vie quotidienne.

Ruelle dans le Barkhor

Les gens sont vêtus dans un mélange de vêtements occidentaux et d’habits traditionnels, les femmes portant souvent une sorte de tablier à rayure qui descend de la taille aux chevilles.

Sur une place un rassemblement d’hommes en tenue traditionnelle venus là, d’après notre guide, pour faire du « business ». Beaucoup se laissent photographier avec le sourire. Par contre les gens dans la rue se montrent en général réticents.

En sortant du BarkhorDevant le Monastère ou Temple de Jokhang (http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Jokhang) l’ambiance change du tout au tout, enseignes lumineuses, devantures aux couleurs vives :  nous retrouvons la ville chinoise, en fait la presque totalité de Lhassa. Les cyclos-pousse côtoient les 4×4 rutilants. A l’entrée de la place du monastère un édifice fleuri, manifestement de style chinois, rappelle qui est le maître ici. L’accès au monastère est soumis à un contrôle de sécurité comme ceux dans les aéroports, couteaux et briquets y sont confisqué pour prévenir les immolations par le feu. Devant la place des fidèles font leurs dévotions : chevilles entravées ils plongent au sol, s’étendent de tout leur long en se laissant glisser à l’aide de patins de tissus qui protègent leurs mains, se relèvent puis recommencent. Je suis admiratif au moins pour leur forme physique : nous sommes désormais à 3 650m et je m’essouffle rien qu’à monter d’un étage.

Lors du rEn sortant du Barkhorepas, à la question « Est-ce que les Chinois ont apporté quelque chose de bénéfique au Tibet ? » notre guide après un temps de réflexion répond « Oui, l’eau chaude » en désignant sa tasse, d’après lui c’est réellement bon pour la santé, et dans le cas présent cela l’aide à effacer les séquelles d’une nuit « festive ». Par la suite nous constaterons qu’il évite de répondre à ce genre de question, surtout dans un lieu public.

Lors du retour vers l’hôtel par le boulevard de Beijing je remarque que des chaînes barres désormais l’accès à la vieille ville et qu’il faut montrer patte blanche la nuit pour pouvoir entrer dans cette zone.

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2 commentaires sur “Le Barkhor, Lhassa”

  1. Anne

    Bonsoir Pierre,
    Un “reportage” magnifique ! Merci de nous emmener si loin.
    Que les photos sont belles !
    Avec, évidemment, une prédilection pour “Le Pèlerin” !
    Toutes sont superbes. Tu as un talent manifeste pour photographier les visages, pour capter les émotions qui affleurent..
    Les diverses coiffures, toutes plus somptueuses les unes que les autres, se différencient-elles selon les ethnies ?
    As-tu des renseignements ?
    Vivement la suite du voyage, c’ est un régal…
    Anne

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