Arrivée à Leòn. À pied ! Et non en bus comme le conseillent certains. C’est tout à fait faisable et même jouissif, enfin pour moi ce fut le cas.
Cette photo a donc été prise lors de mon étape de Mansilla de las Mulas à Leòn sur le Camino Frances.
Voici un extrait du récit de cette étape :
« Bon, j’ai eu la flemme de chercher une « pension », j’ai opté pour la facilité, les flèches jaunes me conduisent directement à une auberge pour pèlerins : l’« albergue de las Carbajalas », des bénédictines en fait. Il y a deux grands dortoirs, un pour les femmes, un pour les hommes. Les couples sont placés à une extrémité du dortoir pour hommes. Je verrai demain, si c’est l’enfer je chercherai une pension sinon je resterai ici, ma foi c’est le plus simple ; je me suis renseigné je peux rester une nuit de plus pour visiter la ville, il suffit de me réinscrire demain matin et de ne pas oublier la « donation ». Avantage non négligeable, comme souvent, l’auberge est dans le quartier historique, à 5 minutes à pied de la cathédrale. L’hospitalier nous place au fur et à mesure des arrivées. L’installation est sommaire, il n’y a même pas d’oreiller. Non loin de moi je retrouve Erling, le Danois. Je commence à baragouiner anglais avec le gars qui est dans le lit au-dessus du mien quand nous nous apercevons que nous sommes tous les deux Français. C’est Julien, il a commencé du côté d’Angers, de la manière dont il me raconte son voyage j’ai l’impression qu’il cumule les deux modes de vie, pèlerins et routard, il a dû estimer à minima sa donation au refuge. Dans un lit voisin quelqu’un est couché, tousse et se mouche sans arrêt ; je n’aime pas ça, la nuit risque d’être difficile, j’espère qu’il n’est pas contagieux. »
Le récit complet est disponible ICI.




