Silhouette sur le Chemin de Compostelle N°5

Arrivée à Leòn. À pied ! Et non en bus comme le conseillent certains. C’est tout à fait faisable et même jouissif, enfin pour moi ce fut le cas.

Cette photo a donc été prise lors de mon étape de Mansilla de las Mulas à Leòn sur le Camino Frances.

Voici un extrait du récit de cette étape :

« Bon, j’ai eu la flemme de chercher une « pension », j’ai opté pour la facilité, les flèches jaunes me conduisent directement à une auberge pour pèlerins : l’« albergue de las Carbajalas », des bénédictines en fait. Il y a deux grands dortoirs, un pour les femmes, un pour les hommes. Les couples sont placés à une extrémité du dortoir pour hommes. Je verrai demain, si c’est l’enfer je chercherai une pension sinon je resterai ici, ma foi c’est le plus simple ; je me suis renseigné je peux rester une nuit de plus pour visiter la ville, il suffit de me réinscrire demain matin et de ne pas oublier la « donation ». Avantage non négligeable, comme souvent, l’auberge est dans le quartier historique, à 5 minutes à pied de la cathédrale. L’hospitalier nous place au fur et à mesure des arrivées. L’installation est sommaire, il n’y a même pas d’oreiller. Non loin de moi je retrouve Erling, le Danois. Je commence à baragouiner anglais avec le gars qui est dans le lit au-dessus du mien quand nous nous apercevons que nous sommes tous les deux Français. C’est Julien, il a commencé du côté d’Angers, de la manière dont il me raconte son voyage j’ai l’impression qu’il cumule les deux modes de vie, pèlerins et routard, il a dû estimer à minima sa donation au refuge. Dans un lit voisin quelqu’un est couché, tousse et se mouche sans arrêt ; je n’aime pas ça, la nuit risque d’être difficile, j’espère qu’il n’est pas contagieux. »

Le récit complet est disponible ICI.

Arrivée à Leòn  sur le Camino Frances lors de mon premier chemin de Compostelle
Arrivée à Leòn sur le Camino Frances

Silhouette sur le Chemin de Compostelle N°4

Une borne « hito ». Ces bornes jalonnent la via de la Plata, le marqueur en faïence jaune donne la direction du Chemin de Compostelle, le marqueur en faïence bleue indique celle de l’ancienne voie romaine, la présence des deux marqueurs indique qu’ici le Chemin de Compostelle et la voie romaine se confondent.
Ces bornes ne sont présentes qu’en Estrémadure.
Elles sont surmontées par une représentation de la porte romaine de Caparra, le symbole de la via de la Plata.

Cette photo à été prise lors de mon étape vers Torremegia.

Voici un extrait du récit de cette étape :

« 8h, il fait jour, je quitte l’auberge de Zafra au n°1 de la rue Ancha. Dans l’ensemble c’était assez cossu, une bonne adresse si on exclut la rue bruyante et le petit-déjeuner attrape-nigaud à 2 €. Les chambres étaient immenses, dans la mienne il n’y avait que quatre lits, mais il y aurait eu de la place pour huit. J’avais d’abord cru que je profiterais seul de tout cet espace puis arrivèrent des cyclistes, pas plus antipathiques que d’autres, mais … en groupe. Tiens ! Quand on parle du loup ! « Buen Camino !», « Buen Camino !», les voilà qui me doublent, l’un d’eux a un petit drapeau portugais qui flotte au-dessus de sa roue arrière. Le problème c’est qu’ils ont débarqué à 23h, juste à l’heure limite de fermeture, et le temps qu’ils se préparent, qu’ils lisent un peu avant de s’endormir … à minuit la lumière brillait encore. En attendant que mes compagnons sentent le sommeil les gagner j’avais poursuivi ma lecture de « La possibilité d’une île », un livre qui ne me laisse pas du tout indifférent : j’en ai fait des cauchemars toute la nuit. »

Le récit complet est disponible ICI.

Borne hito sur la via de la Plata en Estrémadure.
Borne hito sur la via de la Plata en Estrémadure.

Silhouette sur le Chemin de Compostelle N°3

En traversant les vignes qui, peut-être, produiront bientôt du Pineau, ou même du Cognac. Rêvons.

Cette photo a été prise lors de ma marche sur le voie de Tours du Chemin de Compostelle, en direction du Camino Norte au cours de l’étape qui m’a conduit à Mirambeau.

Voici un extrait du récit de cette étape :

« 16h je sors de l’Office de Tourisme encore très chaleureux et serviable. Sur leurs indications j’ai laissé un message à la famille Tardy qui accueille des pèlerins. Assis sur un banc dans le jardin derrière l’église j’étudie une solution de secours, d’après l’OT ils rappellent toujours mais ils pourraient avoir un empêchement ou même être complet. Il faudrait que j’aille plus loin car ici il n’y a plus rien. Mes documents indiquaient une possibilité au camping, j’y suis passé, c’était fermé et sinistre. Il y avait également un hôtel avec tarif pèlerin mais il fallait laisser un message sur un répondeur pour connaître leurs disponibilités et de toute façon les prix affichés n’avaient rien à voir avec ceux annoncés par le guide. Plongé dans mes supputations j’entends une voiture qui s’arrête à mon niveau : «Vous attendez peut-être Monsieur Tardy ?» «Oui. Comment le savez-vous ?» « Je suis M. Tardy ». Il n’a pas encore écouté mon message et il passe là par hasard mais c’est toujours à cet endroit qu’il fixe rendez-vous aux pèlerins pour les emmener chez-lui, en m’apercevant il a tout de suite pensé que je l’attendais ! »

Le récit complet est disponible ICI.

A travers les vignes sur la voie de Tours du Chemin de Compostelle.
A travers les vignes sur la voie de Tours du Chemin de Compostelle

Silhouette sur le Chemin de Compostelle N°2

Sur le voie Romaine à Italica, je contemple une mosaïque de plus de vingt siècles.

Cette photo a été prise lors de mon Chemin de Compostelle, sur la Via de la Plata sur le site de l’ancienne ville romaine d’Italica au nord de Séville.

Voici un extrait du récit de cette étape :

« Une heure après me voici dans l’ancienne ville romaine d’Italica, à la sortie de Santiponce où un consommateur ayant toutes les allures d’un pèlerin se reposait à la terrasse d’un café ; mais j’ai passé mon chemin ; si l’année dernière je voulais à tout prix en rencontrer, cette année, au moins pour le moment, sans les fuir je préfère être seul. En route au niveau d’un grand pont routier j’avais continué sur mon élan à suivre le fleuve quand des pêcheurs m’avaient interpellé et remis dans la bonne direction. Se tromper est souvent l’occasion de constater la gentillesse des gens.  Délesté de mon sac à dos resté à l’accueil du site je parcours tranquillement les grandes allées ombragées et paisibles de ce vaste champ de ruines où seuls les vestiges d’un grand amphithéâtre sont encore debout. Autrefois ici il y avait de la vie, de l’animation et maintenant j’y suis pratiquement seul, les lieux évoquent plus le calme d’un vaste et beau cimetière ensoleillé. J’y reprends des forces et de l’eau. »

Le récit complet est disponible ICI.

Mosaïque dans l'ancienne ville romaine D'Italica sur la Via de la Plata
Mosaïque dans l’ancienne ville romaine D’Italica sur la Via de la Plata

Silhouette sur le Chemin de Compostelle N°1

En route ! Suivons les flèches jaunes.

Cette photo a été prise lors de mon Chemin de Compostelle, sur le Camino Frances, peu après Los Arcos en direction de Logroño.

Voici un extrait du récit de cette étape :

« 16h Logrogno. Il y a la queue à la réception du refuge. Ce sont des «hospitaleros volontarios», des hospitaliers bénévoles qui s’en chargent et c’est la pagaille. Sans vouloir généraliser, j’en ai rencontré des vraiment formidables, mais ici et à plusieurs reprises sur le Chemin, ce sont visiblement des gens à la retraite qui ont adopté ce moyen pour rendre service tout en rencontrant du monde ; très contents de se retrouver entre eux ils passent beaucoup de temps à se raconter leur petites histoires et visiblement l’accueil des pèlerins est accessoire, le prétexte à ces rencontres. Pour chaque arrivant un hospitalier inscrit nom, pays, lieu de départ, …et attribue un numéro, celui de la place dans un des dortoirs. Un autre hospitalier recopie ce numéro sur un ticket et le remet au pèlerin. Mais comme ça papote il y a souvent des erreurs, il se trompe de personne, ou il écrit deux fois de suite le même numéro… je vous laisse imaginer toutes les combinaisons possibles. Bref, beaucoup reviennent à l’accueil car leur lit est déjà occupé. Il faut être patient et surtout ne pas s’énerver, le dialogue étant parfois difficile entre d’une part des hospitaliers ne parlant généralement que l’espagnol et n’aimant pas être dérangés dans leurs conversations privées et d’autre part des marcheurs souvent épuisés et pressés de se reposer. »

Le récit complet de l’étape est disponible ICI.

Flèches jaunes balisant le Chemin de Compostelle sur le Camino Frances
Sur le Camino Frances – En route vers Logroño.