Negreira

Negreira

Du Puy-en-Velay au cap Finisterre : Via Turonensis puis Camino Frances

59e jour : Le Cap Finistere est à 88 kilomètres
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Borne sur le chemin vers FisterraJeudi 23 octobre, sur la route vers le Cap Finisterre.

Le récit de ma marche du Puy-en-Velay jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle a fait l'objet d'un livre, "Cheminements" que vous pouvez découvrir ICI.

Ce matin réveil vers 8h, contrairement à d’habitude pas de branle bas de combat la  plupart des gens attendant simplement leur prochain retour chez-eux.

Le chemin repasse à travers la cathédrale où je flâne encore un peu. A la sortie, sur la place Praza de Obradoiro, je croise Anika, elle ira au cap en car ; elle aussi a réservé un voyage en bus pour son retour dimanche, elle passe par Frankfort, 30 h de voyage !

La sortie de Santiago est assez laborieuse, pendant un moment il faut prendre le Chemin à rebrousse-poil, les flèches sont dans le mauvais sens et placées pour ceux qui se dirigent vers la cathédrale, je me perds. Il fait très beau, c’est comme si Santiago me retenait ou comme si j’avais du mal à partir.
Le climat est doux par iciForêt d`eucalypsusJe demande mon chemin à des passants qui me font signe de continuer tout droit : je ne suis pas sur le bon chemin mais je suis dans la bonne direction. Vers 11h je retrouve enfin des flèches jaunes et des bornes pointées vers le cap Finisterre. Les bornes précisent  la distance restant à parcourir au mètre près !

Malgré ce retard je ne suis pas seul sur le chemin, nous avons dû avoir les mêmes soucis et peut-être aussi la même nonchalance. Je me sens comme en vacances, comme un jour de repos bien mérité après un travail accompli, le beau temps doit favoriser cette impression, je sens les autres marcheurs dans le même état d’esprit, tout le monde prend son temps, marche d’un pas tranquille. L’objectif, Negreira est à 24 km, nous avons le temps.

Le Barriè de la MazaGrenier à blé galicienLa plupart de ceux qui sont là ont fait de grandes distances, des Allemands, des Canadiens, des Australiens, … et des Français. L’un d’entre eux arbore un drapeau tibétain en travers de son sac à dos.

Le chemin lui aussi est paisible, il traverse des forêts d’eucalyptus, il y a bien quelques petits cols mais rien de bien méchant. En route des vignes, des greniers à blé et non loin de Puente Maceira un beau pont sur le Barriè de la Maza à côté duquel un bar où je savoure une bière fraîche : des vraies vacances !

Sur le pont à Puente MaceiraDouble crucifixLe guide précise que l’auberge de Nagreira est un peu en dehors de la ville, ne comporte pas de possibilité de restauration à proximité et qu’il en sera de même demain. Donc ravitaillement obligatoire dans une superette à Negreira : nouilles, jambon, fruits.

J’ai dû quand même prendre un peu trop mon temps, l’auberge ne comporte que 20 places et affiche complet. Pour les retardataires il reste des tentes, je n’ai pas le choix, la nuit va être difficile avec mon duvet qui n’est pas du tout prévu pour les nuits fraîches d’octobre. Heureusement un Espagnol avec qui j’avais sympathisé en route et qui arrive encore plus tard que moi négocie avec l’hospitalière ; dans les auberges municipales ou gérées par le gouvernement galicien un espace est réservé aux handicapés, ici c’est un dortoir de 4 places qui pour l’instant est vide, si à 20 h il l’est toujours elle le mettra à la disposition des gens sous les tentes. A 20 h je revis, aucun handi en vue, je vais pouvoir dormir au chaud. Il est toujours utile de se faire des copains en route !

Pont à Puente Maceira

1575 kilomètres parcourus depuis le Puy-en-Velay

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