Béduer

Béduer

Du Puy-en-Velay au cap Finisterre : Via Turonensis puis Camino Frances

9e jour : Saint-Jacques-de-Compostelle est à 1296 kilomètres
[Cliquer sur la carte pour l’agrandir]

CazelleMercredi 3  septembre, il est 8 h je quitte la chambre d’hôtes la Mariotte à Montredon.

Le récit de ma marche du Puy-en-Velay jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle a fait l'objet d'un livre, "Cheminements" que vous pouvez découvrir ICI.

Le temps est couvert mais beau, notre hôte avait raison.

En route, Henri et moi, pris par nos discussions, ne sommes pas assez attentifs aux marquages rouges et blancs et nous nous égarons. Grâce au topoguide d’Henri nous retrouvons le GR en coupant à travers champs. Pour limiter le poids du sac, je n’ai pris ni carte ni topoguide, je fais confiance au marquage. En fait c’est très rare de se tromper. Quand ça m’arrive je me fie à la direction générale (ce que j’ai fait dans l’Aubrac) ou plus généralement je reviens sur mes pas pour retrouver le chemin.

Du coup nous n’avons pas vu la chapelle peinte Sainte-Marie-de-Guiranle !

Saint-Sauveur à FigeacEn route, l’église romane de Saint-Félix-de-Mirabel avec son porche orné d’Adam et Eve encadrant l’arbre et le serpent. On y retrouve la « chauffeuse » du groupe des parisiens qui attend ses collègues. Au loin l’église de Saint-Jean-de-Mirabel au milieu des champs de maïs. Dans les champs quelques « cazelles » en plus ou moins bon état.

Midi, arrivée à Figeac  :

Notre-Dame-du-Puy à FigeacNous arrivons à 12h31 devant l’Office de Tourisme : fermeture de 12h30 à 14h30. Pas de chance. Henri voulait avoir des renseignements sur les horaires des trains depuis Cahors. Il va falloir patienter. En attendant nous nous offrons un petit plat du jour puis une visite de la ville, malheureusement un peu au hasard puisque nous n’avons pas pu avoir de plan. Figeac est très agréable. Nous montons jusqu’à la cathédrale Notre-Dame-du-Puy puis redescendons à l’église Saint-Sauveur. Nous n’avons pas le temps de visiter le musée Champollion. Au détour d’une rue je retrouve le couple de « gentils allemands ».

Aiguille du CingleVers 15h nous quittons Figeac, direction Béduer.

En route nous croisons l’Aiguille du Cingle

Henri teste sa vitesse de pointe. Je peine à le suivre. Je le laisse partir devant mais je fais quand même des efforts dont je me dispenserais bien.

En route, quelques gouttes mais rien de grave, de beaux villages dont celui de Faycelles. Henri, à court d’eau, va frapper à la porte d’un villageois qui interrompt son programme télé pour nous ravitailler gentiment.

A 18h nous arrivons au camping Pech Bert à Béduer, un peu à l’écart du Chemin. En fait de Béduer même nous ne verrons rien.

Cette nuit nous dormons sous tente. Je ne sais pas si c’était le meilleur moment pour essayer ce type d’hébergement : il pleut, il tonne et il paraît que ce sera pareil demain.

FigeacLors du repas nous rencontrons un couple qui a fait le chemin l’année dernière. Ils sont très enthousiastes. Ils ont trouvé par exemple qu’à Conques c’était merveilleux, une ambiance exceptionnelle, moi j’ai trouvé que c’était bien mais sans plus. Ils ont l’air complètement illuminés. Peut-être que je ne rentre pas assez dans le Chemin, peut-être qu’il me manque la foi ou le côté catho de la chose. Ils étaient en Espagne en septembre l’année dernière et, contrairement à d’autres échos, sont très rassurants : ce n’est pas si dur que ça et c’est très beau.

Demain j’ai prévu une étape assez longue, environ 36 km. J’ai réservé une place au gîte des Gloriettes à Limogne. J’espère qu’il ne va pas pleuvoir sinon ça va être  galère. Mon compagnon de route me quittera sûrement à Cajarc, l’étape lui paraît trop importante. C’est vrai qu’il n’a pas du tout les mêmes objectifs : il doit prendre le train à Cahors au plus tard dimanche, rien ne le presse.

269 kilomètres parcourus depuis le Puy-en-Velay

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