Je n’irai pas à Istamboul

Présélectionné au concours de Bibliocratie pour gagner un voyage à Istanboul d’où il fallait ramener un carnet de voyage, je n’ai pas été choisi. Heureuse incertitude du sport. Gloire au vainqueur en l’occurrence une vainqueure (au Québec et en Suisse ou utilise le mot vainqueuse qui, il faut le reconnaître, souligne mieux sa féminité).

Pour concourir il fallait proposer un texte ou/et des photos ou/et des dessins sur le thème de “Mon bistrot”. J’avais opté pour un texte que voici :

 

Un bistrot pour la route

Bistrot avant PontremoliLa salle est grande avec des couleurs ternes, sans charme, une télé diffuse ses images avec, pour une fois, un son réduit, quelques tables délimitent un grand espace central fermé sur un côté par le comptoir où quelques clients accoudés sont rejoints de temps à autre par des accros de l’expresso qui commandent puis avalent en coup de vent leur dose tout en échangeant quelques mots avec les autres consommateurs et la jeune femme aux manettes de la machine à café. Tout le monde semble se connaître. A une table, dans un coin, un homme et son petit garçon qui joue avec un soldat en plastique genre Big Jim, probablement la famille de la patronne venue passer un moment en sa compagnie en ce jour de repos dominical. En route j’ai fréquenté plusieurs cafés tenus comme ici par des asiatiques prêts à relever le défi dans une région qui, à en croire le manque d’entretien de nombreuses maisons, est en cours de dépeuplement. Dehors il pleut à verse depuis des heures. Dans un coin mon sac à dos trône au milieu de la flaque qu’alimente ma cape qui dégouline.

Arrivé à la sortie du bourg sans avoir croisé le moindre commerce ouvert, j’avais décidé d’abandonner le balisage et de rebrousser chemin en m’orientant vers un clocher, ou plutôt un campanile. Il était grand temps que je me restaure et que je me réchauffe et j’avais bon espoir de trouver un bistrot ouvert à proximité d’une église.

Il était bien là, sous les arcades entourant une grande place. Lire la suite &arr;

Cheminements : vivement le livre !

Ça y est, la souscription est terminée et bien terminée : 130 livres souscrits par 99 souscripteurs.

J’avoue avoir eu des gros moments de doute surtout au début, cela avait du mal à décoller, mais grâce à vous tous ce livre va exister.

Voilà nous y sommes et heureux d’y être.

La photo a été prise au Cap Finisterre, au bout du bout de ce cheminement.

Merci à tous ceux qui ont participé à cette aventure, soit en souscrivant, soit en m’encourageant, soit en me donnant un coup de main et qui ont permis qu’elle se concrétise.

Cheminements : c’est gagné !

Ça y est la ligne des 100 est franchie !

Bien sûr j’y croyais sinon je ne me serais pas lancé dans l’aventure, mais c’est vrai qu’il y a eu des moments de fort doute où je me suis demandé pourquoi j’étais monté dans cette galère et pourquoi j’y avais entraîné tout ceux qui me faisaient confiance. Et puis petit à petit le compteur s’est ébranlé, a progressé par à coups, tantôt sommeillant, tantôt faisant un bond inattendu…enfin je veux dire très attendu mais inespéré.

Un grand merci à tous, amis, proches, connus, inconnus. Nous aurons bientôt tous ce livre sous les yeux. Je suis autant pressé que vous de le découvrir, même si bien sûr je suis moins dans l’inconnu. Cela va faire quelque chose d’avoir cette chose entre les mains, de concrétiser toutes ces heures de travail.

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Chroniques stambouliotes

Un bistrot à Sivizzano

Bistrot à Sivizzano sur la via Francigena, le 13 octobre 2013

Bibliocratie a organisé un concours dont le lauréat partira à Istanbul pour rédiger son carnet de voyage. Évidemment le terme “Carnet de voyage” a tout de suite résonné dans ma tête et je me suis inscrit. Pour départager les concurrents il fallait décrire “son bistrot” par un texte des photos ou des dessins. J’ai opté pour le texte et la description de l’ambiance d’un bistrot sur la via Francigena, archétype de tous ceux qui m’ont servi d’abri pendant ce périple.

En voici un extrait :

Après avoir tenté d’éliminer toute cette eau en tapant des pieds et en secouant ma cape j’entrai en lançant un engageant « Buongiorno » propre à faire oublier ma dégaine proche de celle d’un SDF puis me dirigeai vers le comptoir. « Parlez-vous français ? », « Do you speak English ? ». Aucune réaction. J’appelai à la rescousse toutes mes ressources linguistiques aussi ténues fussent-elles, français, anglais, espagnol et les rares mots d’italien glanés ici et là que je restituai plus ou moins phonétiquement en les estropiant sans vergogne, le tout s’appuyant sur une gestuelle que j’espérai universelle : «Prego. Sandwich ?  Panini ? ». Une fois, un serveur m’avait répondu « Ici, Monsieur, on ne parle qu’italien ! », enfin c’est ce que j’avais compris, puis il m’avait tourné le dos me laissant un peu secoué ; le temps que je réagisse, il réapparaissait avec un collègue, une vraie armoire à glace, et un « Lui, il parle français ! » lancé avec un grand sourire. On se détend. …”

La sélection se fait par un vote des internautes, alors si vous voulez en savoir plus et, si le texte vous plaît, me soutenir en votant pour lui c’est ici :

http://www.bibliocratie.com/bistrot-sur-ma-route-pierre-alglave/

et rien ne vous empêche évidemment de parcourir la production des autre candidats, c’est ici :

http://www.bibliocratie.com/chroniques-stambouliotes/

En ce qui concerne mon livre, Cheminements, au moment où j’écris il reste 16 jours pour collecter 7 souscriptions. On peut être sûr que nous aurons bientôt ce bouquin entre les mains. Si vous hésitiez vous pouvez désormais rejoindre en toute quiétude tous ceux qui se sont déjà lancé dans cette aventure à mes côtés. C’est ici :

http://www.bibliocratie.com/produit/cheminements/

Cheminements - La couverture

Cheminements – La couverture